• Accueil
  • > Archives pour février 2016
( 5 février, 2016 )

Je crois rêver…

Dans le désert
Sombre l’éternelle lumière
Je déprime
J’abîme
Le suicide me rôde à l’esprit
Je dépéris
Je m’accroche à une corde cassée
Seule, je pars m’isoler
Le passé ressurgit
La tête dans un étau gris
Réveille toi
En qui tu crois ?
J’entends une voix intérieure
Une prison dorée sans pudeur
Je décris sur un papier
« Je crois rêver »

Je suis plongée
J’ai du mal à me relever
Je suis sans cesse en remise en question
Je suis en addiction
Je veux ce médicament
Je ne suis pas en accomplissement
Je suis sur le départ
Je cogite trop tard

Je décoiffe une lettre
Je sens un mieux être
Je ne l’ai pas ouverte avant
Je suis comme un enfant
Je veux de l’insouciance

Je ne m’ouvre à personne
Je m’abandonne
J’ai perdu mes repères
Je veux retrouver ma vraie mère
J’ai aimé leur amour sincère
Je suis dans un pays qui m’indiffère

Je suis une petite fille aux yeux bridés
J’ai un sourire d’ange, des joues gonflées
J’ai une particularité
Je suis une aveugle née
Celle de l’amour de deux êtres humains
Qui un matin
A composé ce numéro à l’orphelinat
Je suis née juste une deuxième fois dans leurs bras…

© Katie LELETI

( 5 février, 2016 )

Le combat …

Je souffre de ne plus rien ressentir comme sentiments
Je me suis forgée une carapace dure comme du ciment
Je suis allongée le long d’un lac en plein milieu d’un désert
Je goûte à chaque sensation d’enfant unique du transfert

Je suis assoiffée d’envie et de combat contre moi-même
Je me construis sans relâche dans ma bulle de bohème
Je rêve d’une nuit , juste un feu avec des guitares
Je m’évaderai au son d’une chanson au coin d’un bar

Je t’écris sous cette lourdeur dont je ne supporte plus
Je combats chaque jour qu’il se doit sans retenue
Je suis celle qui arrive à vaincre une peur
Je suis celle dont le bonheur rime avec malheur

Tu sais toi , petit homme vert de mon désert
Je te parle comme dans un livre intime ouvert
Où tout serait contaminé à l’opium combattant
Tu sais toi , petit homme vert de mon mental d’argent

Je te crie d’une force extrême qui vient de nulle part
Je te l’envoie si loin qu’une partie est sur le départ
Je te prends là comme tu es , petit combat
Même s’il faut toujours avoir le courage pas à pas

Katie LELETI

( 5 février, 2016 )

Tu sais , Papa!

Je voulais te dire que je t’attends
J’ai perdu à jamais mon âme d’enfant
Quoi qu’il se passe
Rien ne s’efface

Je voudrais avoir ta lumière
Toi qui en serait fière
De me voir parcourir ce chemin
Du soir au matin

Je marche sur tes pas
Tu sais Papa !
Même si, pas le même emploi
Le souvenir dans cet hôpital marque un passage de toi

Responsable infirmier tu étais
Un homme bien tu étais
J’écoute toujours avec émotion
Ceux qui t’ont connu avec leurs simples mots

Je guéris peu à peu mes maux
Mes pensées effleurent mon cœur à fleur de peau
Protège moi de là-haut
Je t’écris sur un fantôme que j’idéalise trop

Serait ce le destin ?
Cette vie hors du commun ?
Une vie sans toi Papa
Chaque jour je la combats

Que d’ici à là-bas
Un jour on se retrouvera …

© Katie LELETI

( 5 février, 2016 )

Quelques clichés bretons…

Quelques clichés...
Album : Quelques clichés...

6 images
Voir l'album
|