( 30 mars, 2016 )

Tromperie d’une nuit..

Dans un jardin sombre coule une rivière de couleur noire
Un être cher s’est perdu et a laissé exploser son désespoir
Tromperie d’une nuit, glacé à penser dans le froid ?
A chanter fort pour se réchauffer le cœur d’un homme maladroit

Musicien dans l’âme, sa guitare posée près de lui
Cet instrument comme seule compagnie
L’avait-il mérité ce moment d’intimité
Pas besoin de prier, ni de méditer

Un élan de solitude
Il pense à commettre l’erreur irréparable dans cette inquiétude
Que faire quand on a qu’un seul bagage ?
Laisser partir le temps et l’entourage

Verser une larme ne serait qu’un décalage
Ouvrir son cœur ne serait qu’un plantage
Quelle idée de tromper son âme sœur ?
Dans ces moments où l’envie laisse place aux rumeurs

Ne pas penser à l’autre, à ce qu’elle peut ressentir
Rien n’est plus fort que le désir
Un amour passionnel d’une nuit, d’une envie soudaine
La sueur résume cette odeur malsaine

Lui seul face à cet endroit si triste si pesant
L’idée de partir devient de plus en plus présent
Pourquoi se battre pour rester vivant ?
Puisque le pardon ne fera pas partie de cette erreur humaine ….Finalement

® Katie LELETI

( 30 mars, 2016 )

La dérive…

J’ai juste envie de mourir
Je veux ne plus souffrir
J’ai envie de voler
De mes propres ailes blanches écorchées

Je ne suis qu’une merde
Une merde de chez merde
Qui ne vaut rien
Qui ne ressent plus rien

Je prends des claques dans la figure
Je n’arrive plus à me relever, c’est trop dur
Je suis une vraie écorchée vive
Je pars juste à la dérive

Je veux partir sur ce nuage blanc
Tendre et doux comme un enfant
J’accepte d’être critiquée
Je ne conçois pas d’être descendue comme une ratée

Je vois la vie différemment
L’avenir me nargue cruellement
Maintenant je déteste ces événements
Cette phrase est marquée pour longtemps

J’en ai plus que marre de couler des larmes
Je n’ai plus assez d’armes
Je m’écroule avec le temps
L’horloge passe, le tic tac m’attend ….

© Katie LELETI

( 30 mars, 2016 )

Je…

J’ai ouvert un tiroir
Je suis tombée nez à nez avec l’espoir
Je l’avais laissé dans le couloir
Comme un échappatoire

Je suis à découverte d’émotions
J’ai juste demandé le pardon
Pas une augmentation
Ni une réduction

J’ai laissé suspendre
Je n’ai rien voulu entendre
Je ne pensais pas comprendre
Je devrais attendre

J’ai laissé coulé une larme
J’ai laissé tombé mes armes
J’ai ouvert ma carapace
Je la pensais tenace

Je suis tombée nez à nez avec le passé
Un rendez vous, je lui ai donné
J’avais du retard, je ne voulais pas aller
J’étais réticente rien qu’à l’idée

Je me suis laissée envahir
J’avais envie de vomir
Je suis tombée nez à nez avec l’avenir
Je me suis laissée partir

© Katie LELETI

( 30 mars, 2016 )

Le souffle…

En cette nuit d’avril, je suis une âme apaisée
Je ne souffre de rien, je suis à nouveau née
Je cris mon premier souffle de vie
Je regarde autour de moi, je suis épanouie

Dans ce visage de jeune bébé, je prends un souffle d’air pur
Cette nuit, tout a disparu même mes blessures
Je ne m’ouvre plus mes tripes pour parler
Je n’ai qu’à lancer ce souffle tant désiré

La joie, la paix et l’amour intègrent à présent ma vie
Je suis dans une bulle d’air pur, je m’envole au paradis
Je peux parcourir ce monde sans guerre ni religion
Je souris aux simples passants, aux poignés de mains digne de ce nom

Je souffle de volonté, sans pris de tête ni à penser
J’ai pris confiance en moi, je peux maintenant m’envoler
Le sommeil a intégré ma vie, de doux rêves aussi
La caresse de mon chéri me rassure et a grandi

Je savoure ce nouveau souffle au goût d’un parfum tendre et apaisé
Je navigue sur cette nouvelle traversée
Le soleil me lance un rayon de pensées positives
Je le prends, je ne suis plus agressive

Tant que l’espoir fait vivre auprès de l’amour donné
J’envisagerai alors cette vie tant rêvée
Je n’accumulerai plus aucunes questions
J’effacerai ce mot de ma bouche « ABANDON »

© Katie LELETI

( 5 février, 2016 )

Je crois rêver…

Dans le désert
Sombre l’éternelle lumière
Je déprime
J’abîme
Le suicide me rôde à l’esprit
Je dépéris
Je m’accroche à une corde cassée
Seule, je pars m’isoler
Le passé ressurgit
La tête dans un étau gris
Réveille toi
En qui tu crois ?
J’entends une voix intérieure
Une prison dorée sans pudeur
Je décris sur un papier
« Je crois rêver »

Je suis plongée
J’ai du mal à me relever
Je suis sans cesse en remise en question
Je suis en addiction
Je veux ce médicament
Je ne suis pas en accomplissement
Je suis sur le départ
Je cogite trop tard

Je décoiffe une lettre
Je sens un mieux être
Je ne l’ai pas ouverte avant
Je suis comme un enfant
Je veux de l’insouciance

Je ne m’ouvre à personne
Je m’abandonne
J’ai perdu mes repères
Je veux retrouver ma vraie mère
J’ai aimé leur amour sincère
Je suis dans un pays qui m’indiffère

Je suis une petite fille aux yeux bridés
J’ai un sourire d’ange, des joues gonflées
J’ai une particularité
Je suis une aveugle née
Celle de l’amour de deux êtres humains
Qui un matin
A composé ce numéro à l’orphelinat
Je suis née juste une deuxième fois dans leurs bras…

© Katie LELETI

( 5 février, 2016 )

Le combat …

Je souffre de ne plus rien ressentir comme sentiments
Je me suis forgée une carapace dure comme du ciment
Je suis allongée le long d’un lac en plein milieu d’un désert
Je goûte à chaque sensation d’enfant unique du transfert

Je suis assoiffée d’envie et de combat contre moi-même
Je me construis sans relâche dans ma bulle de bohème
Je rêve d’une nuit , juste un feu avec des guitares
Je m’évaderai au son d’une chanson au coin d’un bar

Je t’écris sous cette lourdeur dont je ne supporte plus
Je combats chaque jour qu’il se doit sans retenue
Je suis celle qui arrive à vaincre une peur
Je suis celle dont le bonheur rime avec malheur

Tu sais toi , petit homme vert de mon désert
Je te parle comme dans un livre intime ouvert
Où tout serait contaminé à l’opium combattant
Tu sais toi , petit homme vert de mon mental d’argent

Je te crie d’une force extrême qui vient de nulle part
Je te l’envoie si loin qu’une partie est sur le départ
Je te prends là comme tu es , petit combat
Même s’il faut toujours avoir le courage pas à pas

Katie LELETI

( 5 février, 2016 )

Tu sais , Papa!

Je voulais te dire que je t’attends
J’ai perdu à jamais mon âme d’enfant
Quoi qu’il se passe
Rien ne s’efface

Je voudrais avoir ta lumière
Toi qui en serait fière
De me voir parcourir ce chemin
Du soir au matin

Je marche sur tes pas
Tu sais Papa !
Même si, pas le même emploi
Le souvenir dans cet hôpital marque un passage de toi

Responsable infirmier tu étais
Un homme bien tu étais
J’écoute toujours avec émotion
Ceux qui t’ont connu avec leurs simples mots

Je guéris peu à peu mes maux
Mes pensées effleurent mon cœur à fleur de peau
Protège moi de là-haut
Je t’écris sur un fantôme que j’idéalise trop

Serait ce le destin ?
Cette vie hors du commun ?
Une vie sans toi Papa
Chaque jour je la combats

Que d’ici à là-bas
Un jour on se retrouvera …

© Katie LELETI

( 5 février, 2016 )

Quelques clichés bretons…

Quelques clichés...
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( 13 octobre, 2015 )

Continuer…

Faire un effort pour affronter ce monde

Ne pas voir une terre immonde

Ne pas baisser les armes

Ne pas verser une larme

Se recentrer sur soi même

Récolter ce qu’on le sème

Continuer à croire en soi

Ne te tais pas, l’avenir ne se creuse pas dans le désarroi

Relativiser sur ce monde

Les regards ne sont pas immondes

Qui nous tend les bras

D’ailleurs à ici bas

Se joindre ensemble

Des mains se rassemblent

Pour sourire à nouveau sur ce monde

Où la terre encore féconde

S’entraîner dans la galère

Avoir le sourire aux lèvres

Se lever un matin

Penser aux anges gardiens

Se battre pour survivre

Pour sortir encore plus grand afin de suivre

Une vie belle pleine de bonnes ondes

Et ne pas déchanter sur ce monde

Les pauvres ou les faibles, le bonheur les enchaîne

A en perdre haleine

Si tu veux courir, rêver

Prendre la dernière porte de l’enfer

Ferme là à doubles tours

Tu verras que le monde est un jeu sans détours

 

© Katie LELETI

( 13 octobre, 2015 )

J’ai ou Je n’ai ..

J’ai touché le fond

Je vais sauter d’un pont

Pas n’importe lequel

Ce pont où tout me rappelle

 

Le passé d’un jour en janvier

Où j’ai vu la vraie réalité

Rien ne m’accroche à la vie

Si ce n’est qu’une lettre à moitié finie

 

Je n’ai plus le courage de la terminer

Mon geste reste secrètement garder

Si je suis là aujourd’hui

Face à mes joies et mes peines à l’infini

 

Je regarde loin devant moi

Je vois mon reflet dans ce lac si froid

Je suis là sans être là

J’envoie un dernier sms volé aux éclats

 

Je m’apprête à franchir la ligne de départ

Ma vie n’aurait été qu’un simple hasard

Je souris une dernière fois

Je suis fière de mon exploit

 

Je saute

Je suis une éternelle faute

Je n’ai manqué de rien

Si ce n’est que ce chagrin d’un dernier matin …

 

© Katie LELETI

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